L'histoire de NEMO33 Plongée , par son concepteur
" Remember when diving was dangerous and sex was safe ".
Rappelez-vous les longs entraînements dans des piscines à l'hygiène approximative, tard le soir, quand la piscine est la plus sale où, en écartant les sparadraps, les touffes de cheveux et les morves agglomérées, il était nécessaire de suivre un long entraînement dans une eau froide. Puis, ô récompense ultime de cette longue abnégation, pour enfin éprouver la sensation de profondeur, vous méritiez le droit de vous immerger dans une carrière... Eau à 5°C, parfois 10°C, rarement 15°C, visibilité inférieure à 7m, des obstacles imprévisibles, du noir total passé les -20m, on vous disait que vous deviendrez un homme puisque vous aviez vaincu votre légitime peur !
Voilà le constat que l'on faisait avant l'existence de NEMO33. L'apprentissage était rude, les conditions parfois dangereuses, les accidents survenaient. Et comble de l'ironie, ils arrivaient même en phase d'entraînement lorsque l'on s'entraînait à ... les éviter !
En 1996, John BEERNAERTS, alors plongeur depuis plus de 20ans, a parcouru les eaux d'ailleurs et s'est imprégné de souvenirs tout à fait différents. A l'autre bout du Monde, les hommes apprennent la plongée dans un lagon... La plongée peut être facile à apprendre, le plaisir est immédiat, la découverte ne nécessite pas de souffrance, l'enrichissement intellectuel et émotionnel n'est pas conditionné au danger.
Et un soir, en attendant un ami qui ne vint pas, il dessine sur un set de table les contours d'une piscine profonde unique au Monde. Objectif : Les conditions de Bora Bora à Bruxelles !
Trois années d'études furent nécessaires pour définir les limites du projet. Vingt et une versions du projet furent testées. Il s'agissait non seulement d'anticiper sur des comportements que l'on ignorait mais aussi de proposer un concept global où les priorités seraient différentes :
- La première serait la sécurité. Encore aujourd'hui, c'est le mot d'ordre qui anime en priorité le projet NEMO33 dans tous ses aspects ! Les 6 années d'existence en témoignent à souhait (près de 200.000 plongées et ZÉRO accident avec séquelle).
- La seconde serait le confort des usagers. Tout le concept, depuis son architecture, la qualité de l'eau (+30°C, limpide, buvable, sans odeur de chlore), son mode de fonctionnement jusqu'au matériel haut de gamme (de la prestigieuse marque AQUALUNG) sera pensé pour améliorer le confort des visiteurs.
- Et pour finir, comme ce projet devrait être pérenne, donc rentable, ce serait l'occasion de vérifier si une dimension RSE avait son sens. C'est ainsi que le "Rôle Social de L'Entreprise" a été intégré dans toutes ses composantes.
- Un respect de l'environnement est assuré par la faible consommation énergétique du projet (NEMO33 consomme moins de la moitié d'une piscine traditionnelle et pourtant est chauffé 5°C plus chaud !).
- Un respect de l'Homme par sa multiculturalité (NEMO33 fait travailler plus de 12 nationalités différentes qui, autour de valeurs de respect mutuel, apportent leurs sensibilités et expériences).
- Un respect de l'éthique dans le commerce (NEMO33 privilégie les produits du commerce équitable et les petits producteurs artisanaux).
Quatre longues années de chantier, pleines de surprises techniques et autant de défis à relever. Personne n'avait encore construit une telle piscine. Aucune expérience à laquelle se rallier. Puis enfin, l'ouverture le 1er mai 2004. Le jour de l'entrée dans l'Europe de la Slovénie. Deux ravissantes Slovènes étaient dans la file. Un signe dès le début de l'intérêt international.
Aujourd'hui, NEMO33 est une réussite dont la Belgique peut être fière !
De nombreux touristes-plongeurs choisissent Bruxelles comme destination de mini-trip.
Dans la vie d'un plongeur, NEMO33 est devenu un must ! Les moniteurs sérieux s'accordent à penser qu'apprendre la plongée sans passer par NEMO33 fait courir des risques inutiles aux débutants.
Plus encore, l'effet de l'apesanteur, de l'eau si douce, de l'oxygène respiré en profondeur, sont de puissants anti-stress.
Certaines nous disent même que NEMO33 est aphrodisiaque...
Et c'est ainsi que plusieurs pays attendent que la version n°2, fruit de 14 années de know-how, d'erreurs corrigées et d'améliorations invisibles, sera construite chez eux...
Photo en haut de page : John Beernaerts, concepteur de NEMO33, jeune plongeur.
Photo ici à gauche : Idem quand il dessina NEMO33.
L'histoire ne se construit pas sur des rumeurs. Mais sur des faits, tangibles.
Pourtant, le parcours de NEMO33 est truffé d'anecdotes et de rumeurs. D'accord, l'arrivée de NEMO33 allait bouleverser bien des habitudes et propulser dans le XXIe siècle une discipline qui allait seulement fêter ses 50ans. Passer de la préhistoire au raffinement et au confort avait de quoi surprendre voire déranger. Mais de là à imaginer l'énergie que certains allaient déployer pour inventer et propager des rumeurs les plus insensées...
- RUMEUR #1 : En rabattant la nappe, une maison des alentours s'effondra sur une vieille dame qui décéda !
- REALITE : S'il est vrai que, pendant la construction des sous-sols, l'on procéda au rabattement de la nappe de 4m, aucun effet néfaste ne s'est fait sentir dans les environs. Aucune maison n'a connu la moindre fissure. Ce qui est en plus techniquement et scientifiquement conforme. L'impact d'un rabattement ne dépasse pas 10x la profondeur rabattue.
4m x 10 = 40m et les maisons les plus proches se situent à plus de 80m... Donc pas de petite vieille sous les décombres.
- RUMEUR #2 : En creusant la fosse principale, les travaux ont provoqué de tels efforts dans le sous-sol que les rails tout proches bougèrent, le tram dérailla et ... écrasa une vieille dame. La STIB fit arrêter les travaux !
- REALITE : Rien de ceci ne ressemble même de loin à la réalité. Il n'y eu ni mouvement dans le sous-sol (au contraire la méthode utilisée n'a pas modifié les pressions dans le sol), ni déraillement et encore moins de vieille dame écrasée. Mais qu'est-ce qu'ils en ont après les vieilles dames ?
- RUMEUR #3 : Le projet NEMO est en faillite. Les travaux sont à l'arrêt !
- REALITE : Il est vrai que les travaux ont pris beaucoup de retard. Les raisons étaient d'ordre techniques et administratives. Jamais financières. A aucun moment le financement du projet n'a été interrompu même si les moments furent très difficiles.
- RUMEUR #4 : Il y a un mort à NEMO !
- REALITE : Il est vrai qu'un accident sérieux a eu lieu à NEMO33. Un militaire hollandais a subi une double perforation des poumons en ne respectant pas les prérogatives de remontée. Son état était inquiétant. Mais grâce à la compétence des médecins de l'hôpital militaire, il s'en est sorti sans séquelle ! Dans ce cadre particulier, l'armée hollandaise loue l'infrastructure NEMO33 et organise ses protocoles d'exercices et sa sécurité. Ils se déplacent même avec un caisson hyperbare sur camion. Vous comprenez qu'il ne s'agit pas de plongée "touriste" mais bien de plongée "extrème". Un peu comme comparer rouler en voiture sur la route ou rouler avec Schumaker à Francorchamps. L'accident était donc sérieux et a nécessité l'intervention des services de secours belges que l'on remercie encore pour leur diligence et leur compétence. En bref, un fameux test grandeur nature dont tous les intervenants sortent grandi.
- RUMEUR #5 : La fédération boycotte NEMO33 !
- REALITE : Au contraire, très rapidement après l'ouverture de NEMO33, la LIFRAS a reconnu le site comme propice aux exercices. Bien avant PADI, bien avant IDEA, la LIFRAS a eu le courage de définir les exercices qui étaient tolérés à NEMO33. Tout le monde en tire avantage : Les débutants qui seront mieux formé lorsqu'ils iront par après en eau extérieure (mer chaude ou froide), les moniteurs qui peuvent améliorer leur enseignement en consacrant plus de temps à leur élève (l'eau étant chaude, le temps de plongée n'est plus limité, la disponibilité des moniteurs est améliorée) et la sécurité globale est augmentée. Pour tous ces nouveaux plongeurs, amateur de confort et d'aventures, NEMO33 est un outil merveilleux pour apprendre et se perfectionner.
- RUMEUR #6 : Les brevets passés à NEMO33 ne sont pas valables !
- REALITE : Thierry Lhermitte aurait dit "C'est celàà oui !" Tous les moniteurs sérieux s'accordent à penser qu'apprendre la plongée sans passer par NEMO33 fait
courir des risques inutiles aux débutants. Tous les élèves plongeurs passent par NEMO33, un jour ou l'autre. Rejoindre les eaux froides des carrières sans avoir appréhendé la profondeur confortablement est un risque inutile. SSI a défini un brevet spécifique pour les fosses de plongée comme NEMO33 (Indoor Diver). Ce brevet prend tout son intérêt quand il permet aux plongeurs titulaires de s'entraîner directement, de s'améliorer et de pratiquer leur autonomie (NDLR : d'autant plus que les formations suivies avec l'académie de NEMO33 offrent des plongées gratuites APRES les cours!). Dès qu'ils se sentent capables, les candidats peuvent passer leurs 2 plongées de qualification en eau libre (NDLR : NEMO33 organise ces sorties). Ce faisant, ils rendent valide leur brevet dans toutes les eaux du monde (ils obtiennent alors le " OPEN WATER DIVER SSI" qui leur donnent l'autonomie en binôme jusqu'à 18m de profondeur). Tout compte fait, c'est ce que chaque fédération sérieuse autorise. Un brevet n'est valable que dans les eaux semblables à son enseignement. C'est d'ailleurs ce qui devrait obliger les plongeurs d'eau froide à se former à plonger en eau chaude... Là, on voit un sourire se poindre à l'horizon !
- RUMEUR
#7 : NEMO33 a été exclu de la fédération PADI.
- REALITE
: Si c'était le cas, NEMO33 ne serait plus référencé sur le site de PADI ! Et n'aurait pas reçu un AWARD of EXCELLENCE de PADI en 2009. Il est vrai que NEMO33 était lié par un contrat d'exclusivité avec PADI jusqu'au 31/12/2009. Nous avons alors ouvert notre enseignement à d'autres sensibilités. Etonnement, conséquemment, notre dérogation qui nous permettait d'enseigner l'Open
Water PADI en grande partie à NEMO33, a été retirée ! Cherchez
l'erreur... Nous avons rencontré d'autres systèmes plus professionnels, à la philosophie et à l'organisation plus adaptées à notre mode de travail. Dans le système PADI, tous les instructeurs affilliés, même sans statut officiel, exercent. Il y a donc abondance d'instructeurs PADI qui se font concurrence et qui sont tentés de brader leur formation. Et l'image des brevets PADI en souffre. Dans le système SSI, ceci est impossible puisque SEULS les moniteurs PROFESSIONNELS peuvent exercer. La garantie de qualité d'enseignement que nous promettons à nos clients est donc plus assurée par le système SSI. Cet argument, ne suffit pas à certains clients, qui envers et contre tout, souhaite une formation PADI. Nous les servirons, bien entendu. Ah, le pouvoir d'un bon marketing, il parvient à réaliser bien des choses...
- RUMEUR
#8 : NEMO33 est une entreprise francophone.
- REALITE
: S'il est vrai que tout notre personnel n'est pas bilingue, nous avons aux postes clés de bons bilingues voire des néerlandophones de souche. A l'accueil, Jolanda, à la surveillance de la piscine, Dhr Hulders, pour les cours de plongée Koen, ... Si vous connaissez de bons bilingues, ils sont les bienvenus pour compléter notre équipe. Voir dans le menu HOME l'onglet JOBS.






